La carte

La carte

jeudi 24 juin 2010

Le sujet de géographie du tourisme

La difficulté du sujet tient à ce qu'il traverse différents cours sur la France. Il semble plus dur à synthétiser. Cela peut déstabiliser. Mais cela fait aussi un sujet facile à traiter, justement parce qu'il fait appel à des connaissances variées et faciles à mobiliser. En effet, toutes les régions sont concernées ; les littoraux, les cours d'eau, les sources thermales et minérales, les montagnes... en principe, tout candidat qui connaît le cours et le vocabulaire peut s'en sortir. Pourvu que le titre ne l'ai pas déstabilisé !

Quant à situer le Touquet, Vittel, Evian, la Loire & le Rhône...

Les questions :

docs 2/3 - le plan du Touquet ressemble à celui de Deauville : une promenade sur le front de mer qui évite le marais de la Canche. Derrière, un damier de rues perpendiculaires inspiré des plans hygiénistes de Paris ("Paris plage"). Enfin, une zone en étoile qui distribue les estivants autour de la Place de l'Hermittage. ON retrouve les équipements liés au tourisme aristocratique et bourgeois du XIXe : hippodrome, casino, golf. Le développement du tourisme au XXe a aussi marqué la ville : école hôtelière, centre de thalassothérapie, musée de Quentovic, Aqualud...

docs 4/5 - la place de l'eau à Vichy est centrale : c'est autour des vertus de l'eau que le tourisme s'est développé ; source d'eau minérale, bien-être, détente. On note une évolution toutefois, du thermalisme classique au spa, du ressourcement au "zen", de la forme au soin de ses formes. Ici, l'eau rassemble les valeurs et l'imaginaire de son époque pour nourrir le tourisme.


doc 6 - il s'agit d'une zone de réhabilitation urbaine : une ancienne friche industrielle désaffectée, dans un environnement défavorisé. A priori, rien ne destine les lieux au tourisme, mais les institutions locales participent à l'aménagement du territoire, dans l'espoir qu'une 2e vie des lieux pourrait à la fois améliorer l'image et dynamiser la commune. La vocation touristique s'annonce plutôt locale : écoles, public des HLM ; à la grande différence de Vichy, qui vise des couches sociales plus aisées.


doc 7 - les canons à neige doivent permettre l'exploitation des pistes lorsque l'enneigement n'y suffit pas. On peut y voir un aspect du réchauffement global. En conséquence, les coûts d'exploitation explosent, l'approvisionnement en eau risque d'être tari et les retenues d'eau défigurent le paysage montagnard.

mardi 22 juin 2010

La synthèse

Le sujet vous indique un plan ; l'eau dans les origines du tourisme (1), dans les nouvelles pratiques (2) et les limites de son usage aujourd'hui (3). Bien entendu, le vocabulaire est aussi nécessaire que quelques chiffres (75M de T/an) et les données des documents.

I/ le rôle de l'eau dans la naissance du tourisme

1- Le tourisme aristocratique lacustre (Annecy), et littoral (Deauville et Le Touquet, fin XIXe : Dalloz). Surtout à proximité de Paris : la Normandie. "Paris plage" n'a pas atteint ses ambitions.

2- La massification du tourisme : une ruée vers l'eau (Front populaire, 30 glorieuses : les congés payés permettent aux classes moyennes et populaires d'imiter la bourgeoisie). Les grandes régions touristiques sont littorales : 180km de plages du Languedoc-Roussillon, 60 autour de Nice-Menton.

3- L'eau et la santé : le thermalisme (Vichy, Santenay, Divonne les Bains, etc.). L'aspect sanitaire a été capital dans les débuts du tourisme bourgeois et aristocratique. On retrouve même cet hygiènisme dans les rues aérées et Hausmaniennes de Deauville & Le Touquet.

II/ Diversification et adaptation aux demandes d'aujourd'hui

1- L'eau attire aujourd'hui pour d'autres vertus ; fuite du stress et recherche du "bien-être". On se sert d'un imaginaire oriental (zen) aux antipodes du monde quotidien : thalasso...

2- Les sports d'eau vive renouvellent les vacances estivales en montagne, mais aussi des régions plus culturelles (Dordogne). C'est une attraction supplémentaire, familiale, scolaire ou en groupe. l'offre est large et fonctionne bien : raft, hydrospeed, canyoning, etc.

3- Le thermalisme attire toujours un public souvent agé, il se conjugue avec les casinos.

4- Le tourisme lacustre, familial dans l'ensemble attire toujours dans le Jura, en Haute Savoie (Annecy, Léman), ou dans les Gorges du Verdon (Lazc de Ste Croix).

III - Des flux croissants, mais une ressource limitée

1- La pression touristique s'accroît, malgré les lois de protection du littoral (1976) et des montagnes (1986). La pollution également surtout en Méditerranée, ou sur les côtes bretonnes. Mais c'est surtout le captage d'eau, dans des régions qui en manquent parfois pour l'agriculture (Languedoc, Provence). On compte 9000 personnes /j sur le sentier Martel dans le Verdon !

2- Les aménagements tels que les pyramides du Cap d'Agde, la bétonisation des littoraux, les môles, etc. nuisent au paysage et produisent une privatisation des espaces publics (plages privées à Cannes, paillottes Corses).

3- Laa compétition entre les sites agrave les problèmes : les canons à neige en montagne permettent une double saison (rando en été/ ski en hiver), mais augmentent l'artificialisation et la demande d'eau. Les parcs aquatiques sont aussi gourmands en eau douce, alors qu'ils se situent en bord de mer (Aqualud).

en conclusion : relancer sur un besoin de réformer le tourisme ; alléger la pression sur l'eau et encourager les touristes à se répartir vers d'autres activités, afin qu'il ne devienne pas incompatible avec toutes les autres activités.